• Dans l'Expresso du 10 novembre du Café Pédagogique

     

    Le débat parlementaire vole au secours des Rased

    Chargés du rapport sur le budget de l'éducation nationale, Xavier Breton et Gérard Gaudron, deux députés UMP, ont ciblé leurs critiques sur la façon dont l'éducation nationale se débarrasse des Rased. "La préparation et l’exécution du budget 2012 suscitent, dans le monde enseignant, de grandes craintes quant à la pérennité des réseaux. Or, de futures évolutions, quelles qu’elles soient, ne sauraient être décidées en catimini, au détour de discussions conduites, au nom de l’« efficience » des moyens, entre le ministère de l’éducation nationale et les rectorats", écrivent-ils. "Au total, l’avenir des réseaux constitue un sujet trop important et sensible pour ne pas donner lieu à un débat de fond, qui ne soit pas « préempté » par des considérations strictement budgétaires".

     

    Ils jettent un regard sévère sur la façon dont l'éducation nationale traite l'avenir des Rased. "Le défaut d’évaluation des réseaux et, plus généralement, l’absence, durant la décennie 1997-2008, de toute réflexion ministérielle quant à leur avenir, sont, en réalité, très significatifs, car ils reflètent l’abandon de ce dispositif par l’Éducation nationale, une attitude qui doit être jugée sévèrement". Pour eux, "une réforme privant l’école de ses enseignants spécialisés ne constituerait pas, aujourd’hui, une hypothèse d’évolution acceptable, quand bien même celle-ci se ferait « en douceur », en « sourdine », au gré des projets de loi de finances successifs... Certes, on peut considérer, comme le directeur général de l’enseignement scolaire, M. Jean-Michel Blanquer, que celle-ci devrait être « internalisée » par les professeurs en responsabilité d’une classe, mais ce schéma idéal suppose, au préalable, qu’ils aient reçu une formation pédagogique de haut niveau. De ce point de vue, le dispositif de formation initiale des enseignants mis en application en 2010 – dont les modalités sont, chacun peut en convenir, largement perfectibles – n’est pas en mesure, aujourd’hui, de garantir l’acquisition des compétences professionnelles postulées par l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers".

    Le rapport


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